Une bonne grande bouffée d’espoir

Avec l’arrivée du mois de mars et le changement d’heure la semaine prochaine, on sent bien que le printemps s’en vient.  Le printemps, c’est l’espoir… la neige qui fond, la sève qui recommence à circuler, les nouveaux bourgeons qui se préparent.  C’est aussi les nouveaux projets, la planification des vacances, le dernier sprint avant la fin de l’année scolaire.  Et vous, qu’est-ce que vous espérez?

Au fait, connaissez-vous la différence entre ces deux concepts, espoir et souhait?

Pour vous aider, je vous pose deux questions auxquelles vous devez répondre par « oui » ou « non. »  Alors voilà : Pensez-vous que demain sera meilleur qu’aujourd’hui? Pensez-vous que vous pouvez faire en sorte que demain soit meilleur?

Il semble 89% des gens répondent « oui » à la première question, contre seulement 50% de « oui » à la seconde.  Selon Shane Lopez (1), psychologue et chercheur, ça illustre bien la différence entre souhait et espoir.  Un souhait est souvent quelque chose de vague, à la limite idéaliste, devant lequel on reste passif.  L’espoir, au contraire, est basé sur un objectif spécifique et requière que l’on se mette en action.

La théorie de l’espoir proposé par Rick Snyder (2) en présente les composantes essentielles : un objectif qui nous tient à cœur, une multitude d’options pour y parvenir (un plan A, un plan B, et même un plan C, etc.) et la confiance en notre capacité d’atteindre cet objectif.  Certains chercheurs (3) ajoutent le réseau social comme étant un élément important dans le développement de l’espoir.

Les bienfaits de l’espoir sont multiples.  Les gens qui ont un plus haut niveau d’espoir sont plus heureux, ont un meilleur bien-être psychologique et physique.  Ils évaluent leur vie comme étant plus satisfaisante et sont donc moins touchés par les problèmes d’anxiété et de dépression. Les recherches ont également démontré que le niveau d’espoir des étudiants était directement relié à leurs performances académiques.

Si l’espoir nous invite à l’action, est-il possible d’augmenter ou de générer l’espoir dans notre vie? 

L’espoir, une des vingt-quatre forces de caractère (4), peut effectivement être développé.  Les stratégies pour le développer sont en lien avec ses composantes.  D’abord, travailler à partir d’un objectif qui nous nous tient à cœur et qui nous appartient, c’est-à-dire qu’il ne nous est pas imposé.  Ensuite, générer des options pour atteindre cet objectif en imaginant les obstacles possibles et les façons d’y faire face.  Et enfin, augmenter notre motivation et notre confiance en nos capacités à atteindre l’objectif.  Pour ce faire, il possible de morceler l’objectif en sous-objectifs plus petits.  L’atteinte de ces sous-objectifs viendra renforcer notre confiance et maintiendra notre motivation.

L’espoir est une émotion positive, mais à l’inverse des autres émotions positives, elle n’apparaît pas forcément lorsque nous nous sentons bien.  L’espoir naît souvent des situations incertaines ou difficiles, des deuils, des défis.  Bien qu’il nous permette de dénicher l’élément positif dans les situations négatives et de nous mettre en action, il est important de ne pas ignorer les difficultés.  Créer de l’espoir permet de rétablir l’équilibre entre le négatif et le positif, sans toutefois occulter le négatif.

Lopez décrit l’espoir comme l’oxygène : on ne peut vivre sans lui!  Voici quelques idées pour prendre de bonnes grandes bouffées d’espoir :

  • Imaginez où vous aimeriez être dans votre vie, dans un an ou cinq ans. Maintenant, imaginez le plus de façons pour vous d’y parvenir – et sans vous censurer!
  • Revisitez un ou plusieurs défis que vous avez surmonté dans le passé. Imprégnez-vous de ces moments et laissez-vous inspirer.
  • L’espoir engendre plus d’espoir. Passez du temps avec des gens positifs, qu’il s’agisse de membres de votre famille, d’amis ou de collègue.

Comment aider vos enfants à avoir plus d’espoir dans leur vie?

  • Soulignez les forces de vos enfants et reconnaissez leur potentiel
  • Aidez-les à générer le plus de solutions possibles lorsqu’ils sont face à des situations difficiles.
  • Voyez comment ils se parlent. S’ils se parlent négativement (Je suis nul!), aidez-les à générer un discours intérieur plus positif (Je peux m’améliorer! Je peux y arriver!)
  • Soyez cette personne positive pour vos enfants!

Concrètement, comment allez-vous répandre plus l’espoir dans votre vie et autour de vous?

Votre coach, Di-Anne

Références

  1. Lopez, S. (2013) Making hope happen: Create the future you want for yourself and others.  New York, NY: Simon & Schuster.
  2. Snyder, C. R., Harris, C., Anderson, J. R., Holleran, S. A., Irving, L. M., Sigmon, S. T., … Harney. (1991). The will and the ways: Development and validation of an individual-differences measure of hope. Journal of Personality and Social Psychology, 60(4), 570–585. https://doi.org/10.1037/0022-3514.60.4.570
  3. Herth, K. A. (2001). Development and implementation of a Hope Intervention Program. Oncology Nursing Forum, 28(6), 1009–16. Retrieved from http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11475874
  4. Peterson, C. & Seligman, M.E.P. (2004). Character strengths and virtues: A handbook and classification.  Washington, DC: American Psychological Association Press and Oxford University Press.

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